Notre Projet

Préambule : l’Ushba… une histoire de copains :

Partir en expédition est pour nous une idée fixe depuis plus d’un an, le genre d’idée qui vous prend au réveil, qui ne vous lâche pas de la journée vous empêchant de vous concentrer et qui est toujours là quand vous fermez les yeux à la fin de la journée. Mais pourquoi partir un mois dans un autre pays pour grimper alors qu’il y a encore tant à faire en France? Notre passion commune pour l’escalade, la montagne, le voyage en général et ses rencontres est bien entendue la ligne conductrice de ce projet.

En partant en expédition en autonomie durant un mois, c’est un peu un rêve d’enfant que nous réalisons, essayant ainsi de retrouver les expériences de nos aînés, ceux dont les livres occupent toutes nos bibliothèques. Mais si faire de la montagne, ouvrir des voies, ou découvrir un nouveau pays et ses habitants, sont pour nous les objectifs mis en avant, ce projet est avant tout une histoire de copains.

Nous sommes tous des amis de longue date qui avons partagé de nombreuses aventures (bivouacs en paroi prévus ou pas, ouvertures…), et nous avons envie d’écrire encore de nouvelles pages à notre histoire commune. Nos passions nous ont amenés à vivre ensemble des évènements et des aventures qui font de nous une équipe soudée. Que ce soit en voyage au bout de la Croatie, en République Tchèque, au Mexique, en Espagne, au Canada, en autonomie sur un voilier en pleine mer, ou tout simplement en grandes voies dans le Vercors.

Nous voulons encore et encore vivre des moments forts et tenter de les partager. Une expédition en montagne dans un pays inconnu, va nous permettre de vivre cette vie que l’on aime tant… celle qui nous permet de rester la tête dans les nuages.

Nos objectifs « montagne » :

La décision de partir était donc prise mais encore fallait-il savoir où ? Nous avons alors commencé à faire différentes recherches en gardant quatre éléments directeurs en tête : - Massif assez riche pour pouvoir installer un camp de base durant un mois en autonomie. - Massif à dominante rocheuse avec un peu de mixte donc un peu d’altitude. - Possibilités de répétitions et d’ouvertures de voies. - Garder une dimension d’exploration donc trouver un massif avec peu ou pas d’informations.

Nos recherches nous ont alors menés du Karakoram à l’Inde en passant par la Patagonie. Néanmoins, une destination dans ce voyage virtuel a retenu notre attention, et comme souvent nous sommes tombés amoureux d’une photo (cf page de couverture). La photo venait de Géorgie dans le Haut-Caucase, même si nous connaissions ce massif de nom, à aucun moment ce dernier ne nous était venu à l’esprit. A force de recherches, il fut possible de mettre un nom sur chacun des sommets de la région et de retranscrire un petit historique de la vallée pour construire nos projets d’escalade. De plus, il apparut que nos quatre critères étaient respectés.

Le massif de l’Ushba appartient au Haut-Caucase et marque la frontière entre la Géorgie et la Fédération de Russie. Il se trouve dans la province de Svanétie et offre une couronne de sommets entre 3900m pour le Mazéritau et 4707m pour le sommet sud de l’Ushba. Cette région est libre d’accès contrairement à d’autres massifs comme l’Himalaya par exemple, ce qui nous semble être en adéquation avec notre vision de la montagne, espace de liberté qui doit être accessible à tous.

Pour réaliser notre expédition, nous avons choisi le mois d’août. Ce mois, présente en effet, les meilleures conditions de stabilité météo dans la région, avec le mois de juillet. De plus, notre projet privilégiant les voies à dominante rocheuse, le mois d’août nous assure en théorie de diminuer les sections de mixte et de glace.

Nos objectifs « montagne » pour cette expédition sont : - Dans un premier temps, installation d’un camp de base dans la vallée de Mazeri (face Ouest de l’UShba). - Parcours intégral de l’arête du Mazeritau à partir du Mazeri Pass (3700m), jusqu’au sommet du Mazeritau (3900m). - Ascension de l’Ushba Sud (4707m) par la Voie du Red Corner (ED, 1000m depuis le Mazeri Pass). - Ouverture et/ou répétition d’une voie sur la face ouest du Mazeritau (3900m) haute de plus de 600 mètres.

Les Notions d’Autonomie et de Rencontres, des valeurs importantes pour notre voyage :

L’autonomie :

L’autonomie est une valeur souvent mise en avant dans nos sociétés, renvoyant aussi bien à l’esprit d’initiative qui va permettre de faire germer une idée qu’à la « débrouille » qui elle, permettra à cette idée de prendre corps. En alpinisme, elle renvoie à la capacité de se déplacer dans un terrain souvent accueillant, parfois hostile dans une relative sécurité, c’est la capacité à anticiper les situations en amont et à prendre la décision juste dans l’instant. Il s’agit d’avoir les clés pour comprendre les signes d’un environnement sauvage et changeant, un retour aux sources en quelque sorte.

Cette notion d’autonomie fut une valeur centrale dans la création de ce projet comme le reflètent nos objectifs et la construction de ce voyage. En ce qui concerne les objectifs, nous avons tout d’abord voulu sortir des sentiers battus en choisissant de découvrir une région peu connue, loin des canons himalayistes d’aujourd’hui. Ensuite, dans la mise en œuvre de ce projet, nous refusions les agences de voyages et autres circuits afin de choisir nous-mêmes notre chemin au jour le jour. Notre projet contient ainsi sa part d’incertitude quant à sa réussite, permettant alors au facteur humain de s’exprimer librement et de pouvoir peut-être faire la différence.

Mais l’autonomie n’est pas pour autant synonyme d’individualisme car même si nous sommes à l’origine de ce projet, ce dernier n’aurait pu voir le jour sans les nombreux conseils et aides venus de l’extérieur. Nous avons été et sommes toujours autonomes dans nos démarches, dans le montage des dossiers, nos choix ainsi que dans la mise en application de nos rêves et nos idées. Néanmoins, certaines facettes de notre projet comme la vidéo, la photographie ou bien encore les contacts dans ce pays qu’est la Géorgie nous ont amenés à demander conseil et à rencontrer de nombreuses personnes. Même si cette partie sera développée plus loin, l’important ici est de retenir que l’autonomie pour nous est également synonyme d’échanges.

L’ensemble de cette réflexion sur l’autonomie et la façon dont nous comptons la mettre en application dans notre voyage nous a permis de faire la première rencontre, la plus importante peut-être car de celle-ci découleront toutes les autres. C’est la rencontre avec nos forces et nos faiblesses, c’est une rencontre avec nous-mêmes.

Les rencontres :

L’escalade n’est qu’un prétexte… :

L’escalade n’est qu’un prétexte, une invitation au voyage et aux rencontres. En effet, quel que soit le voyage que nous ayons fait, au Mexique, en Croatie, au Canada, aux Etats-Unis ou en Europe, les souvenirs les plus marquants qui nous restent ne sont pas les paysages vus ni les grandes parois escaladées, mais les rencontres. Ce sont ces échanges avec les gens de ces différents pays qui au départ n’étaient que des connaissances et qui rapidement sont devenus des amis. Ce sont les souvenirs de repas, de discussions sur la politique du pays, la vie étudiante, sur leur vision du pays et du monde en général qu’ils partageaient avec nous et qui nous permettait de comprendre un peu mieux cette planète où nous vivons tous. C’est également le sourire sur nos visages plusieurs mois ou années après quand on envoie ou reçoit une lettre ou un mail de ces amis lointains. C’est une fête lorsque ces gens sont de passage en France, l’occasion alors pour nous de partager notre vision de notre pays et de notre culture avec eux et ainsi de leur rendre un peu de ce qu’ils nous avaient offert.

Toutes ces expériences, cette envie de continuer à apprendre et découvrir sur nous- mêmes, à travers ces rencontres, sont un moteur au moins aussi important que notre passion de l’escalade. Car il faut l’avouer il serait bien triste de ne connaître d’un pays où nous vivrons un mois que les noms des rochers qui nous entourent. Ce voyage aurait alors un goût d’inachevé et ne correspondrait pas à ce que l’on recherche…l’escalade n’est qu’un prétexte.

La Géorgie et la province de Svanétie :

La Géorgie est un pays du Caucase, situé sur la ligne de division entre l'Europe et l'Asie. Après, la restauration de son indépendance en 1991 avec la chute de l’URSS, la Géorgie a en partie ouvert ses frontières aux grimpeurs étrangers, mais les montagnes du Haut-Caucase et plus précisément de Svanétie restent peu connues, en dehors des alpinistes russes. Depuis 2006, l’accès à la Géorgie est possible sans visa d’entrée pour tout ressortissant de l’Union Européenne pour une période de moins de trois mois, ce qui provoque déjà, un certain engouement en Europe de l’ouest notamment pour les raids à ski.




En ce qui concerne le lieu de notre expédition, la province de Svanétie à la frontière russo-géorgienne, offre certains des plus beaux paysages du Haut-Caucase. C’est une région riche culturellement avec ses peintures orthodoxes et ses tours de garde qui sont classées au Patrimoine Mondial de l’UNESCO depuis 1996. Il s’agit d’une région nichée dans les montagnes inaccessibles en voiture près de 7 mois par an. Tous ces éléments en font une région de traditions qui la différencie des autres provinces géorgiennes. En effet, ses habitants les Svans possèdent une langue propre que les autres Géorgiens ne comprennent pas. Ils pratiquent également la religion orthodoxe où se mêlent les croyances de ce peuple ancien pour qui les notions d’honneur et d’hospitalité sont des vertus centrales.

Reflexion sur le voyage et les rencontres qui en découlent :

Une éthique générale :

Cette envie de voyage, ainsi que nos expériences précédentes et les échanges avec les différentes personnes rencontrées au cours de la construction de ce projet (Consul de l’Ambassade de France en Géorgie, contacts dans la capitale et en Svanétie, informations de trekkeurs et voyageurs, nous ont amenés à avoir une réflexion sur notre voyage et sur l’impact qu’il peut y avoir avec les populations locales.

D’un point de vue général, cette réflexion peut se rapporter à une charte éthique, en plusieurs points applicables à toutes les destinations avec : - se renseigner sur la culture locale, c’est-à-dire connaître les habitudes et coutumes des habitants d’une région pour éviter tout malentendu. Nous sommes des « invités » et nous n’arrivons pas en terrain conquis. - Préserver les ressources naturelles, comme le bois par exemple qui est souvent le seul combustible tant pour le chauffage que pour la cuisine dont l’utilisation doit être limitée aux situations d’urgence en prenant garde aux risques d’incendies notamment. L’eau encore qui est une denrée rare mérite toute notre attention. - Ne pas laisser ses déchets, cela signifie les ramener peut-être en France car tous les pays ne disposent pas de la même capacité de traitements. Ceci concerne notamment les piles usagées, les batteries et appareils comprenant des composants chimiques ou électroniques. - La faune et la flore, en prenant garde d’avoir un impact le plus minime possible sur un écosystème qui ne nous a pas attendus pour trouver son équilibre. - Les bakchichs, car la corruption est une gangrène qui n’a pas de limite en ce qui concerne l’inflation dans certains pays. - Les « petits cadeaux », tels que des stylos et des livres sont à éviter ou bien à préparer longtemps en amont avec les responsables des communautés. En effet, quand on ramène un livre de France, au-delà de la barrière de la langue, c’est une partie de l’édition locale que l’on fragilise.

b) Notre approche de ce voyage en Svanétie :

Comme nous le disions précédemment pour éviter tout malentendu culturel il convient de connaître les coutumes et la culture du pays dans lequel on se rend mais nous pensons également que pour comprendre le présent il est nécessaire d’avoir une connaissance de l’histoire ayant vu naître cette culture. Nous avons essayé d’appliquer cette démarche à notre voyage en nous concentrant sur l’histoire récente du pays, ce qui nous a permis de dégager trois idées fortes :

- La Svanétie apparaît comme une terre de contraste avec d’un côté une histoire culturelle riche et de l’autre une grande pauvreté comparée à d’autres provinces du pays. Ceci conduit à un exode rural massif vers les grandes villes environnantes comme Zugdidi ou Kutaisi. - La Géorgie dans son ensemble est un pays jeune avec une histoire troublée. En effet, aujourd’hui deux générations de Géorgiens ont connu l’occupation russe et cette peur d’être envahi reste très présente. - La Svanétie malgré ces invasions a toujours gardé une identité très forte et a su préserver ses traditions ancestrales.

L’ensemble de ces éléments nous donnent donc une première idée de la culture locale et nous l’espérons éviteront des malentendus, notre but étant de : - ménager une relation pacifiée avec les habitants de la région (par un minimum de connaissance de leur culture, par le respect…). - Une mise en valeur de la culture locale par la communication entre les voyageurs et les habitants. Cette communication pour fonctionner doit forcément nécessiter la volonté des deux parties. Or depuis quelques années déjà, un micro-tourisme, basé sur les traditions Svans, est en train de se développer dans la région par l’intermédiaire de maisons d’hôtes. - Ramener le voyage à l’échelle de l’individu, en pouvant échanger avec les populations locales directement et non via des intermédiaires commerciaux venant de la capitale par exemple. - Permettre un réel investissement dans le potentiel touristique et économique de la région, en jouant le jeu du micro-tourisme naissant c’est-à-dire en achetant une partie de nos vivres d’expédition dans la région et en passant des nuits chez l’habitant.

4°) La préparation de ce voyage… le début des rencontres :

Depuis que ce projet d’expédition est né nous avons beaucoup travaillé afin de le rendre possible et cette préparation nous a amenés à rencontrer de nombreuses personnes. Par exemple, suite à une publication dans la presse régionale (Nouvelle République des Hautes-Pyrénées et Dépêche du Midi à la date du 19 avril 2010), Henri Denis, ancien consul à l’ambassade de France en Géorgie nous a contactés afin de nous offrir son aide gracieuse et son expérience de ce pays dans lequel se déroulera notre expédition. Ses conseils, ainsi que ses informations sur la cartographie de la région de l’Ushba nous furent très précieux et nous ont aussi permis de donner une nouvelle dimension à notre projet qui dépasse l’escalade et l’alpinisme. En effet, nous devrions pouvoir rencontrer le frère du maire de Tbilissi, la capitale du pays, qui est un des trois seuls Géorgiens à avoir réussi l’Everest. L’occasion pour nous d’embrasser dans son ensemble ce pays qui nous attire tant.

En Géorgie, il y a Archil Badriashvili qui vit à Tbilissi capitale de la Géorgie, issu d’une famille de montagnards. Nous avons rencontré Archil sur un forum au cours de nos recherches sur l’Ushba et une passion commune nous a permis de rapidement dépasser la barrière de la langue. Montagnard expérimenté lui-même avec plusieurs voyages en Europe de l’Est, Archil nous servira de guide dans la capitale le premier jour et nous logera gracieusement pour une nuit avant de prendre la route de l’Ushba. De plus, il a été d’une grande aide pour traduire les cartes en notre possession et décrypter les difficultés de nos objectifs. Ou encore Valéri Oudessiani qui vit et tient un gîte à Mestia, capitale de la province de Svanétie. Il s’agit de notre personne ressource là-bas notamment pour rallier Mazeri éloignée de 15km en 4x4 avec notre chargement pour vivre plusieurs semaines sur le glacier. Il s’agit donc d’un relais indispensable pour rallier notre camp de base mais aussi pour assurer notre retour à Tbilissi avant la date de retour en France.

En France, nous avons créé une série de partenariats pour la diffusion et le retour de notre projet avec Cathy, Marie-Paul Masseron et tous les membres de l’Association des Maladies Cardiaques Congénitales (ANCC). Notre but est de partager notre passion de l’escalade à travers des initiations en plein air et des conférences photos/vidéos sur notre voyage afin de partager avec eux notre expédition et les rencontres qui en ont découlé. De plus, Cathy ou un autre membre de l’ANCC sera notre lien avec la France et vivra au plus près de l’équipe en tenant à jour le blog de l’expédition à travers nos appels satellites.

Enfin, il y a tous les ressortissants français vivant en Géorgie ou les voyageurs qui nous ont fourni plusieurs informations précieuses notamment sur le climat politique du pays et sur la région de Svanétie, en particulier.

III- Les retours sur notre projet :

1°) Un retour général :

Au retour de notre expédition nous souhaitons pouvoir partager ces paysages, ces montagnes et ces rencontres avec tous les amoureux de montagne et de voyage en général. Pour cela, nous utiliserons des supports photos et vidéos agrémentés d’articles. Nous souhaitons également pouvoir assurer des présentations afin de pouvoir communiquer en direct les émotions ressenties lors de cette expérience.

Nous avons déjà des demandes de soumissions d’articles et de photos dans la presse spécialisée de montagne (Vertical, Montagne Magazine…) mais aussi sur la presse de voyage en général (Nuuk, magazine de voyage gratuit en création sur Grenoble). Nous sommes aussi en train d’organiser une série de présentation pour l’ANCC ainsi que pour les festivals de film de montagne dont l’obtention de la bourse MXP de la marque Millet nous ouvre les portes. Cette reconnaissance d’un professionnel de la montagne comme Millet est importante pour nous car elle représente un assentiment de nos pairs par rapport à nos objectifs et à nos moyens pour les réaliser. De plus, cette bourse nous permet de bénéficier gratuitement du programme Ifremont, permettant d’effectuer un suivi sanitaire n’importe où dans le monde à tout moment via un téléphone satellite, gage de sécurité supplémentaire pour nous.

2°) Un retour pour Saint-Martin-D’Hères :

En ce qui concerne la commune de Saint-Martin-d’Hères, nous avons travaillé en étroite collaboration avec Yannick Roméro du pôle jeunesse de Saint-Martin-D’Uriage avec le souci de proposer un retour dépassant le simple récit de voyage. En effet, au-delà d’un retour que l’on pourrait qualifier de « classique » du type compte rendu de voyage à partir de vidéos, photos et récits nous souhaitons créer un évènement pouvant rassembler la population de Saint-Martin-d’Hères.

Dans ce sens, différents animations ont été retenues concernant aussi bien les enfants et leurs parents que les seniors.

 Pour les enfants : l’objectif est de créer une série d’animations à la fois pédagogiques et ludiques autour du thème de l’éducation. En effet, nous souhaitons montrer aux élèves de la commune une partie de la vie des enfants de Svanétie à travers des puzzles photos, des séances de calligraphies où les enfants pourront écrire leur prénom en Géorgien, des jeux de rôle mimant le fonctionnement d’une famille Svane ou bien encore des chasses au trésor présentant un caractère culturel. De plus, à travers ces différentes animations nous tenterons de transmettre aux élèves une partie des valeurs claniques des Svanes comme le respect des aînés ou la politesse.

 Pour les Seniors : Ici nous souhaitons créer un évènement davantage centré sur la culture des différentes régions que nous aurons visitées au cours de notre voyage. Les thèmes abordés seront variés comme le développement d’un micro tourisme harmonieux dans une région montagnarde de tradition, la place des aînés dans une culture clanique ou bien encore l’exode rural. Ces thèmes importants pourront être abordés de manière détendue et ludique à travers par exemple un atelier cuisine sur les spécialités culinaires géorgiennes.

Notre travail pour la commune de Saint-Martin-d’Hères a donc pour but de créer un retour large, transversal, sur un projet pédagogique et citoyen pouvant toucher toutes les tranches d’âge. L’objectif est de créer ou renforcer un lien intergénérationnel entre les habitants de la commune avec notre projet comme support. Pour ce faire, ce retour se veut avant tout fédérateur, faisant le lien entre les jeunes et moins jeunes tout en favorisant l’implication et l’interaction au cours de nos présentations. L’idée au final, n’est donc pas de proposer une histoire que l’on écoute sagement, un discours à sens unique, mais plutôt de créer un échange entre les habitants de Saint-Martin-d’Hères et nous, tout en tentant de renforcer cette valeur d’échanges à travers l’autonomie et la rencontre au sein de la commune.